Respire

Respire, avec toute la force de tes poumons

Respire, même si tu as les doigts tétanisés

Même si derrière ton dos, on se moque que tu t’accroches à la vie

Respire, même si tu manques d’oxygène,

Et que les yeux exorbités, et la morve qui coule du nez

Fait de toi un pantin aux yeux de ceux qui ont fait monter ta colère

Aux yeux de ceux qui n’ont plus d’humanité

Respire, comme si tu refusais le dernier soupir,

Qui te rapproche de celle que tu as aimé si fort

De celle qui t’a aimé plus que sa vie

De celle qui voulait que tu vives

Respire, non pas parce que tu n’as pas le choix

Mais parce que tu le désires

Parce que même si la fin est proche,

En attendant, il faut que tu respires…

Texte : Dalila Hannouche